En ce 1er juillet 1965, près de Valensole, Basses Alpes, dans le Sud de la France, Maurice Masse, cultivateur, 41 ans, quitte son domicile à 5 heures du matin pour aller travailler, comme il le fait quotidiennement, dans son champ de lavande, situé à 2 km de là ; cette lavande, il la distille pour l’industrie des parfums. Or, depuis une semaine environ, il constate des dégradations : « comme si quelqu’un, chaque nuit, venait prendre des échantillons de lavandin » !
Avant de se mettre à l’œuvre, il grille une cigarette à l’ombre d’un petit monticule de pierres quand, tout à coup, son attention est attirée par un bruit étrange : un sifflement. Il pense avoir affaire à l’un des hélicoptères militaires qui, au cours de leurs exercices, atterrissent parfois ici. Ou alors vient-il de « prendre la main dans le sac » son voleur ? Ayant contourné le monticule, il découvre, à environ 90 mètres de distance, une « machine » qui n’a rien d’un hélicoptère ni d’un aéronef d’aucune sorte qu’il connaît ; l’engin a la forme d’un ballon de rugby avec une coupole en dessus ; sa taille est celle d’une automobile type « Dauphine » et il repose sur six pattes fines avec, au centre, un support central qui évoque un tuyau de poêle !