s'abonnerCette vague d’ovnis semble en tout cas avoir possédé un caractère ubiquiste et polymorphique prononcé, puisque la rentrée atmosphérique alléguée, selon le SEPRA, se contingente dans une fourchette de temps très réduite : en gros entre 18h55 et 19h15. Le problème vient que les observations ont affecté des apparences des plus diverses et ont concerné la totalité du pays. D’une façon générale, les phénomènes ont développé de multiples bizarreries, tant dans l’apparence que dans le comportement des engins observés, totalement différents les uns des autres. Toutes ces anomalies écartent également définitivement n’importe quelle manifestation banale, notamment celle voulant qu’un artefact spatial humain ayant rompu son orbite terrestre puisse mystifier autant de monde ! D’autant que parmi les témoins, il y avait des gens qui n’ont pas pour habitude de prendre des vessies pour des lanternes, ni des fusées russes pour des OVNI : pilotes d’avion, officiers de l’Armée, gendarmes... la liste est longue.
Mieux, ce 5 novembre 1990 à 19h00 précises (donc à l’heure de la vague), M. André Rambaud, opérateur au radiotélescope de l’Institut Radioastronomique millimétrique du plateau de Bure, à Saint-Etienne-en-Devoly, Hautes-Alpes, se trouvait sur la passerelle de l’observatoire à contempler son environnement. Cet édifice culmine à 2.564 mètres d’altitude. Or, en dépit d’un ciel dégagé propice à l’observation, il n’a pas remarqué de rentrée de fusée, ni d’ovnis, si l’on excepte des lumières insolites, aperçues vers deux heures du matin le 6, qu’il n’a pu identifier (Le Dauphiné Libéré, Grenoble, 7 novembre 1990). Ceci signifie que les phénomènes se situaient à une altitude inférieure à celle de l’Observatoire, et non très haut dans l’atmosphère (entre 110 et 80 Km pour une rentrée atmosphérique classique).