Canular ou vrai mystère ?
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L’origine


Pour essayer de répondre à cette question essentielle, il convient d’abord d’établir une « hiérarchie » des hypothèses émises. Les hypothèses fantaisistes (ou à rejeter) incluent celles qui furent émises lorsque les formations étaient simples et se cantonnaient à de simples cercles, et celles qui relèvent de la « pataphysique ». Les premières incluent des hypothèses comme celles faisant intervenir des nids de hérissons ou les pales d’un rotor d’hélicoptère… Le météorologue Terence Meaden, quant à lui, avait mis en avant la théorie selon laquelle les crop circles sont faits par des vortex plasmatiques, sortes de tourbillons chargés d’électricité. Le caractère absurde de ces « explications » a rapidement fit surface lorsque des formations plus complexes ont commencé à faire leur apparition. On n’insistera donc pas là-dessus, l’unanimité étant faite pour dénoncer ces explications ridicules.    
Le deuxième type d’hypothèses fantaisistes fait appel à des concepts tels que la matérialisation de symboles culturels rendue possible grâce au psychisme collectif de l’humanité (selon Von Butlar), l’action de « forces psychiques » (selon Andy Thomas), l’intervention de Gaïa (la conscience de la Terre). Werner Anderhub et Hans Peter Roth posent ingénument cette question : pourquoi ne serait-il donc pas possible « de projeter volontairement des figures dans un champ de céréales en concentrant sa force de pensée » ? Ils citent notamment K. H. Türk pour qui les pictogrammes sont un reflet de notre état d’âme, leur évolution allant de pair avec celle de la conscience des humains. Ces derniers seraient eux-mêmes les auteurs des « cercles » ! On est ici, effectivement, en pleine « pataphysique ». Que des gens, par exemple, puissent former inconsciemment (et même consciemment, d’ailleurs) de telles formations géométriques dans des champs de céréales, relève du domaine du fantastique. Évitons d’avoir recours à des inepties pareilles, sous peine de se décrédibiliser encore un peu plus dans l’étude du phénomène. Évitons aussi de recourir à la thèse farfelue des voyageurs temporels ou à la thèse, mise en avant par Andreas Müller mais également dépourvue de validité compte tenu de la complexité des formes observées, d’un phénomène naturel encore inconnu.
Que reste-t-il dès lors ? Commençons par faire observer une chose : au minimum, un grand nombre de « crops » sont dus à des artistes du paysage et à des « hoxers » (faussaires). Les plus sérieux des tenants d’une intervention « exotique », dans la réalisation de certains agroglyphes, sont d’accord sur ce point. Il n’existe, en réalité, que trois hypothèses valables quant à l’origine des agroglyphes.

Dans certaines revues abordant le sujet des crop circles, on trouve, chaque année, un catalogue des formations les plus belles et « réussies » de la saison écoulée ou en cours. Mais ce qui est fondamental, dans ce dossier, c’est bien sûr la question centrale : qui est à l’origine de ces formations géométriques dans des champs de céréales ?