Sauver la terre : tous les moyens sont bons ?
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Opération espace



Le réchauffement climatique est devenu plus qu’un sujet d’actualité. Tempêtes, ouragans, tsunamis, inondations, la Terre se déchaîne. Malgré la prise de conscience mondiale, les émissions de CO2 ont tendance à augmenter. Parmi les plus gros pollueurs mondiaux, les Etats-Unis (6000 kilotonnes de CO2) arrivent en première place suivis de très près par la Chine (5000 kilotonnes de CO2). La Russie (1500 kilotonnes de CO2) arrive en troisième position (source ONU, Le Monde). La France fait presque figure de bonne élève avec la 15ème position. Pour tenter de limiter ou plutôt de compenser les pollutions dues aux activités humaines, de nombreux projets ont été imaginés par des géo-ingénieurs. Certains ont déjà été testés, d’autres demandent une phase de recherche et de développement plus importante et ne devraient pas voir le jour avant plusieurs décennies.


Les géo-ingénieurs et les scientifiques s’inspirent souvent des phénomènes naturels et de leurs effets sur l’environnement. Les éruptions volcaniques ont donné naissance à de nombreux projets. L’éruption du Pinatubo en 1991 a particulièrement marqué les esprits. Les 20 millions de tonnes de dioxyde de soufre envoyées dans l’atmosphère ont contribué à refroidir un peu le climat (0,4 ° sur une durée limitée), les particules ayant fait écran au soleil.
Sur cette constatation, Mickael McCracken a lancé le projet fou d’envoyer annuellement un à deux millions de tonnes de souffre dans la stratosphère en vue de ralentir le réchauffement. Un projet qui peut s’avérer dangereux, le soufre étant nocif dans la basse atmosphère. Il n’a pas été le seul à avoir ce projet. Avant lui, Edward Teller, physicien américain, proposait déjà d’obscurcir le ciel avec de la poussière d’aluminium et de soufre. D’après ses calculs, il serait possible de faire chuter l’insolation terrestre de 1% en envoyant 1 million de tonnes de cette poussière. Son projet prévoyait de disperser ce nuage de poussières par des avions et les canons de la marine américaine pour 1 milliard de dollars par an.

Edward Teller projetait aussi d’investir l’espace en envoyant 50 000 miroirs réfléchissants ou un satellite spécial pour dévier une partie des rayons solaires. Lowell Wood proposa d’installer un miroir diaphane de 2000 kilomètres de diamètre au point de Lagrange, entre le Soleil et la Terre. Ce climatiseur artificiel serait inclinable afin de contrôler le rayonnement solaire arrivant sur Terre. Enfin, Roger Angel un professeur soutenu par la NASA, propose d’envoyer à 1,5 millions de kilomètres de la Terre, 1600 milliards d’écrans de 60 cm de diamètre toujours pour dévier une partie des rayons solaires. Son projet a pour but de réduire de 1,8 % la quantité d’énergie solaire reçue par la Terre. Coût estimé :0,5 % du produit intérieur brut mondial. Ces projets se rejoignent tous sur un point : leur gigantisme et l’impossibilité de les mettre en œuvre dans les prochaines décennies, faute de technologies adaptées. 

La Géo-ingénierie, est une science qui étudie l’ensemble des possibilités techniques pour contrôler (ou tenter de le faire) les phénomènes naturels, notamment les déréglements climatiques. Scientifiques et ingénieurs ne manquent pas d’idées pour réduire les gaz à effets de serre. Certains projets sont dignes des meilleurs films de science-fiction…