s'abonner« Ces nouveaux climats ne ressembleront à rien de ce que nous avons connu depuis la dernière période interglaciaire… Certaines combinaisons climatiques à venir d’ici 2100 n’ont même jamais encore existé sur Terre ! » Stephen T. Jackson
« Nous pourrions perdre l’ensemble de l’écosystème de la forêt amazonienne avec la disparition du climat actuel ; il est certain que la disparition de certaines espèces est inévitable si nous ne réduisons pas nos émissions de gaz à effet de serre » Alan Pounds
Disparition des saisons et des climats actuels…
John W. Williams, John E. Kutzbach et Stephen T. Jackson sont 3 scientifiques qui travaillent sur l’impact du réchauffement climatique. Et les conclusions de leur dernière étude, publiée dans les colonnes de la revue ‘Proceedings of the National Academy of Sciences’ sont formelles : les climats existants vont s’éteindre d’ici à la fin du siècle, pour laisser place à de nouvelles combinaisons climatiques… bien plus extrêmes ! Première conséquence de ce changement climatique drastique : la disparition inévitable de nombreuses espèces animales et végétales, qui seront incapables de s’adapter à une mutation aussi soudaine de leur environnement. « La disparition des climats actuels constitue un gros risque pour la préservation de la biodiversité, car elle accroît le risque d’extinction de nombreuses espèces » s’inquiètent les spécialistes. Pour les 3 experts climatologues, qui ont utilisé pour leur étude des modèles informatiques intégrant les dernières prévisions climatiques du GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat), les changements climatiques risquent d’avoir un impact encore plus dramatique dans des régions comme le sud de l'Australie, le sud-ouest des Etats-Unis, le sud-est de l’Asie, la quasi-totalité de l’Afrique, les Andes, la forêt amazonienne, et des parties de l’Himalaya… « Avant la fin du 21è siècle, la grande majorité des zones habitables sur Terre va connaître la fin des saisons connues au 20è siècle, et expérimenter des conditions climatiques inconnues jusqu’alors. La combinaison actuelle d’une concentration élevée de CO2, de la fonte des glaces en Antarctique et au Groenland, et de la proportion entre terre et océan est géologiquement sans précédent dans l’histoire des hommes » résume l’étude.