Disparition de l'arctique
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Le désastre CryoSat


Consciente que cette fonte accélérée nécessite la plus grande vigilance, l’Agence Spatiale Européenne s’est décidée à lancer le 8 octobre dernier son satellite baptisé Cryosat, et destiné à mesurer les glaces polaires avec une précision inégalée jusqu’ici, l’objectif étant de déterminer les changements d’épaisseur des calottes et des banquises flottantes. Lancé le 8 octobre depuis le centre spatial de Plesetsk, l’ESA n’a jamais reçu de signal du satellite, qui s’et désintégré en vol à cause d’un dysfonctionnement technique. Un coup dur pour l’étude de la zone arctique, qui devra attendre au minimum 3 ans avant le lancement d’un autre satellite, clone de Cryosat. C’est donc un cuisant échec qui tombe bien mal, puisque Cryosat représentait la première mission en rapport direct avec la problématique du bouleversement climatique. Il faisait en effet partie de la gamme des nouveaux instruments destinés à étudier les interactions entre les nombreux facteurs de réchauffement global de notre planète. Un sombre et ironique signe du destin ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis 4 années consécutives, la banquise arctique bat un triste record en terme de climat ; celui de la plus grande fonte des glaces en terme de superficie. La fonte des pôles devient de plus en plus rapide, et dépasse même les prévisions scientifiques les plus pessimistes au sujet du bouleversement terrestre. Et pour corser le tout, le satellite destiné à étudier les glaces polaires et les résultats du réchauffement climatique s’est désintégré en vol lors de son lancement, avant de s’abîmer ... dans l’océan Arctique : un comble ! La Terre et son climat sont désormais entre les mains de l'Homme :