L’un des précurseurs dans ce domaine est sans conteste le physicien allemand, J. C. F. Zöllner (1834-1882), de l’Université de Leipzig. Obnubilé par cette notion de passage à travers la matière, il inventa en 1878 une théorie à la mesure de l’enjeu, qu’il publia sous le titre de « La Physique transcendantale » ; il y est envisagé que l’opération de « pénétration solide/solide » puisse impliquer d’autres dimensions de l’espace que les 3 dimensions traditionnelles reconnues. Les faits qui l’avaient conduit à la certitude de l’existence de cette quatrième dimension, dont la réalité lui avait été « parfaitement prouvée excluant imposture, truquage et prestidigitation », provenaient de quelques médiums du temps ; comme l’Américain Henry Slade (1835-1905), qui, devant lui, avait réalisé en 1867 des nœuds dans une corde scellée à la cire aux deux bouts sur une planche, sans y toucher. Une variante concerna des lacets de cuir, qui furent de même fixés et cachetés. Zöllner les couvrit de ses mains. « Bientôt, il sentit un souffle froid et les lacets de cuir remuèrent sous ses doigts. Les mains de Slade n’avaient pas bougé et étaient restées à 20 ou 30 cm de la planche. Au bout de trois minutes, en retirant ses mains, Zöllner trouva les lacets entrés l’un dans l’autre en formant quatre nœuds ». Certes, le ‘truc’ pour défaire un faux nœud sur une corde est bien connu, mais il est difficile de faire l’inverse ! Surtout sans préparation…