s'abonnerLe dictionnaire donne de la possession la définition suivante : « sur le plan religieux, phénomène par lequel un être humain est habité par un être surnaturel et maléfique ; sur le plan psychiatrique, forme de délire dans lequel le malade se croit habité par un démon, avec sentiment de dédoublement et hallucinations ». Immédiatement, nous percevons que la possession peut être expliquée sur le plan des croyances ou bien sur celui de la maladie mentale. Ces 2 domaines semblent se dissocier et même s’opposer : la religion chrétienne offre des exorcismes en formant certains prêtres à officier contre les démons qui s’attaquent à des âmes vulnérables, tandis que le psychiatre est un médecin dont la vocation est d’apporter un remède à une pathologie dépistée à l’aide de ses connaissances. Nous comprenons maintenant qu’un individu possédé perd le contrôle de son identité. Toutefois, il ne devient pas pour autant un être inconsistant. Cette identité est remplacée par une autre. Dans ce cas, le possédé a-t-il conscience de son état ? Peut-il retrouver son identité d’origine ?