Ces sons mystérieux
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Mystère et « Hum »


Un mystérieux vrombissement de basse fréquence ressenti de façon plus intense la nuit, (insensible aux boules Quiès) qui obligea certains habitants des régions où on l’entend à déménager du fait de persistants maux de têtes, saignements de nez, étourdissements, crises de larmes. Rien à voir avec les acouphènes. On y serait plus ou moins sensible : aucun touriste ne s'en est plaint, rien que des résidents. Il serait perçu plus intensément à l’intérieur des maisons que dehors ! Certains "récepteurs" se crurent contactés par des extraterrestres. C’est le mystère par excellence, en ce sens qu’on ne sait même pas exactement de quoi il s’agit ; difficile, dans ces conditions, de trouver une explication, n’est-ce pas ! Et aussi de décrire ici ce qui est connu comme l’écoute d’un bruit décrit par l’onomatopée : « hum » avec un m ou avec plusieurs comme « mystère » multiplié à l’infini… Dans les années 1970, certains Britanniques commencèrent à se plaindre de la perception d’un bruit anormal et persistant qui venait les tourmenter à tout moment du jour et de la nuit. En 1973, la revue scientifique britannique « New Scientist » fit état de 50 plaintes dans ce sens. La première étude publiée sur le problème en 1977 dans le journal « Applied Acoustics », concluait bien à la réalité du phénomène sans se prononcer sur son origine. En 1978, le « Sunday Mirror » annonça 768 lettres de lecteurs concernant le même phénomène. En 1983, eurent lieu les premiers examens cliniques visant à voir si ces bruits étaient internes ou externes. La côte de l’Ecosse à l’Ouest de Glasgow a été aussi affectée par le « hum » depuis 1980. L’Italie signala aussi le phénomène. En 1990, le bruit insolite traversa l’Atlantique quand des habitants de la petite ville américaine de Taos, au Nouveau Mexique, eurent la même doléance à présenter à leur élu, à savoir le shérif de leur comté, mais devant l’incapacité de celui-ci à y répondre, s’adressèrent au sénateur de leur Etat sans plus de succès. Cette zone de l’Amérique fut durement frappée par le phénomène mystérieux des mutilations de bétail, notamment à Taos en 1977-78-79 et 1994-96-98-991/. En janvier 1994, l'Université du Nouveau Mexique reçut 37 000 dollars pour étudier ces étranges vibrations sonores. Mais on ne connut jamais les conclusions d’un éventuel rapport. Au printemps 1999, de nombreuses plaintes similaires furent enregistrées à Kokomo, en Indiana. En fait, le phénomène est mondial et des relations en sont venues d’Australie, de Nouvelle Zélande, du Canada, du Japon, d’Allemagne (on l’appelle là : « Brummton-Phänomen »), du Danemark, mais rien de France, à ma connaissance.

Un mystérieux bruit aux effets secondaires parfois violents handicape parfois certaines personnes. Il se manifeste uniquement à l’intérieur des bâtiments. Les victimes n’ont qu’une onomatopée pour le décrire : le bruit « hum »… Historique de cet étrange phénomène par Michel Granger.