s'abonnerCette nouvelle hypothèse est confortée par la découverte de sites Olmèques au Salvador, au Guatemala et sur toute la côte pacifique : ils auraient donc constitué un « fond culturel commun » pour tous les peuples de la Méso-Amérique. « La statuaire monumentale, les pétroglyphes, les gravures et les peintures rupestres témoignent d’une présence Olmèque généralisée, à des degrés plus ou moins élevés, qui correspondent certainement à des courants régionaux. La datation au carbone 14 montre que tous les sites émergent à la même époque, aux alentours de 1200 avant J-C » confirme Catherina Magni, archéologue à l’Université de Paris IV Sorbonne. Les Olmèques se distinguent donc des Aztèques ou des Toltèques, et ne sont pas seulement des êtres aux capacités extraordinaires : « Il faut sortir de l’idée que les Olmèques formaient un peuple défini dans une entité géographique précise, mais plutôt voir la culture Olmèque comme une composante ethnique de la Méso-Amérique » poursuit Christian Duverger, anthropologue. Et les fameuses têtes Olmèques, ainsi que quelques autres structures, sont les uniques vestiges de cette fabuleuse civilisation, qui semble être apparue comme elle s’est éteinte : avec une soudaineté extrême. Les spécialistes ne savent pratiquement rien de l’organisation sociale, des rites ou de la langue des Olmèques !