s'abonner« On accorde à Marie tous les attributs de La Déesse, mais tout en prenant soin de lui ôter ses qualités de fécondité et de fertilité, l’enfantement étant spirituel dans le christianisme »
« Pour les initiés, les cathédrales perpétuent donc d’une manière voilée et subtile le Culte de la Déesse originelle. »
« A l’époque des Templiers et des messages ésotériques, les Vierges Noires font aussi référence au « noir alchimique », couleur de la terre primitive où l’on passe de l’état profane à celui d’initié »
Près de 300 statues de Vierges Noires en France, plus de 50 en Espagne, une trentaine en Italie, 19 en Allemagne…Le nombre de statues est encore impressionnant, et témoigne d’un culte florissant des Vierges Noires à un moment donné de notre Histoire religieuse. En règle générale, elles prennent la forme de statues sculptées soit directement dans un bois noir, soit en bois classique, puis peintes en noir après sculpture. Quelques Vierges Noires sont taillées directement dans la pierre, et une statue a même été moulée en plomb. Quoiqu’il en soit, elles représentent un véritable mystère pour l’iconographie chrétienne…
Mais revenons d’abord à l’origine de tout : le culte de la Déesse.
Un culte venu de la Nuit des Temps
Depuis les époques les plus reculées, il semble que l’Homme ait toujours vénéré une « Déesse-Mère », en Europe comme en Egypte. Ce symbole universel d’une divinité féminine permet en effet de représenter tous les aléas de la vie et de la nature : terres fertiles ou arides, beau temps ou orages violents, bien et mal, lumière et obscurité en sont quelques exemples. Les premières traces du culte de la Déesse remonte à 35 000 avant Jésus-Christ ! En France, des fouilles ont mis à jour des statues de « Déesse-Mère » datant de l’époque celtique ; comme dans la plupart des cas, elles sont assises sur un trône très simple, un enfant assis sur les genoux. Investies de pouvoirs magiques et surnaturels, on invoquait ces déesses pour les guérisons et les problèmes de stérilité. Au cours des siècles, plusieurs civilisations se succèdent, mais gardent la même vénération pour les Vierges miraculeuses, censées receler une grande sagesse et être intimement liées à la magie et à l’ésotérisme. Celtes, puis Gaulois et Romains pratiqueront ainsi le même culte, demandant aux divinités la santé et la fertilité.