s'abonnerPenchons-nous sur la plus ancienne civilisation reconnue par les experts : Sumer. Kalam, son nom d’origine, est un pays censé avoir rayonné voici à peine plus de 10 000 ans, dans la vaste plaine mésopotamienne du proche-Orient, l’Irak actuel. De ce pays, que savons-nous ? Pas grand-chose, aux dires de ces mêmes experts. Dans le maelström des preuves et des contre-évidences, une certitude pointe pourtant le bout du nez… En effet, s’il y a bien une constante à épingler au ‘dossier Sumer’, c’est l’inspiration d’êtres divins à l’origine de la civilisation sumérienne. Le sumérien était une étrange créature ; en effet, convaincu qu’il avait été crée pour servir de main-d’œuvre aux dieux, la question de son humanité, donc de sa dignité, ne l’effleurait pas. Du premier à son dernier souffle, il entendrait que sa valeur n’excédait pas celle de la terre qu’il remuait, que son lot était de souffrir et d’obéir en tous points aux caprices de ces dieux, si violents et injustes soient-ils. Une chose est sûre, si le sumérien n’est pas le premier homme, c’est en tout cas le plus résigné, digne du fatalisme auquel nous ont habitué les grandes religions. Mais soumission ne sous-entend pas rébellion, loin de là ! Car le sumérien aimait ses dieux autant qu’il les craignait. Une forme aigue de syndrome de Stockholm, dirions-nous aujourd’hui, où la victime tombe amoureuse de son bourreau au point qu’elle en oublie sa triste condition.