Hégra et Pétra, les Nabatéennes
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Pétra, l’inaccessible


Est-il nécessaire de présenter la célèbre Pétra ? Requem, « la bigarrée » en araméen est la place forte des Nabatéens. Détruite en 363 ap J-C par un séisme, découverte pour la première fois au Moyen-Âge, Pétra est devenue le haut-lieu touristique que l’on connaît, réputé pour son architecture troglodyte. Pourquoi les Nabatéens ont-ils choisi Pétra, site caché et inaccessible au cœur des falaises de grès et d’un paysage varié et inhospitalier ? La capitale enclavée est difficile d’accès et la circulation est difficile, même au cœur de la cité. Mais les points faibles de la cité sont également ses points forts : les Nabatéens l’ont transformé en place forte, difficile à localiser car loin des routes caravanières, imprenable en raison de son enclavement et des reliefs accidentés du paysage bref, une ville coffre-fort où les richesses étaient en sécurité.

Hégra ou Al Hijr (Madain Salih) est le premier site d’Arabie Saoudite à être inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Cette cité méconnue, bâtie par les Nabatéens au premier siècle de l’ère chrétienne, a longtemps vécu dans l’ombre de Pétra, la capitale. Les deux cités, témoins de l’apogée des Nabatéens, conservent une part de mystère sur l’histoire de ce peuple de caravaniers…