s'abonnerHistoriquement, c'est surtout dans le Parc National d'Endau Rompin qu'on trouve l'habitat de prédilection du Yéti malaisien : une forêt dense de la taille de l'île de Singapour, connue pour ses populations de Gibbons. Dans cette zone, la créature est connue depuis des générations comme étant celle du fantôme aux dents espacées. Elle vivrait aussi dans les forêts de Tanjung Piai, Mersing, Kahang et dans le Parc National de Kota Tinggi. Dès le début du 20ème siècle, un groupe d'explorateurs de Jambi en Indonésie avait rencontré des créatures velues où le village se tient désormais. Dans le livre sur la péninsule malaise de John Anderson (1824), qui était un fonctionnaire de la Compagnie des Indes Orientales, on peut lire que les malais parlent d'une race appelée Bilian, couverte de poils et d'une extraordinaire hauteur. En 1959, un ingénieur de Kuantan, Arthur Potter, dormait sur un bateau sur le Tasik Cini sur la rive du lac, lorsque l'ouverture de sa cabine se souleva. Potter dirigea sa torche vers l'ouverture, illuminant un œil rouge gros comme une balle de tennis qui le fixait. Le lendemain, il découvrit sur les bords de la rive des empreintes de pieds apparemment humains, d'une longueur de 45 centimètres. Il suivit la piste sur environ 70 mètres, mais celle-ci se perdit dans la jungle. En 1966, le journal malais Utusam Melayu annonça que l'un de ces géants avait fait sonner l'alarme d'un camp militaire situé à Segamat dans l'Etat du Johor. Un sentinelle en garde de nuit aurait aperçu un monstre d'une hauteur de… 6 mètres ! Une semaine avant cet incident, les habitants du village de Bengis, situé à quelques kilomètres de Segamat, virent des traces de 45 centimètres de longueur, 15 de large et 12,5 de profondeur. C'est dans les années 1970 que le chercheur Harold Stephens et l'ex-photographe de guerre Kurt Rolfes ont mis en évidence la possibilité d'existence de cette créature près de la rivière d'Endau. Son groupe trouva des empreintes de 30 centimètres de longueur et 15 centimètres en largeur : « après avoir atteint le douzième rapide au-delà de l'affluent de la rivière Kimchin, nous avons commencé à explorer les bords de la rivière à la recherche de traces. Les rivages étaient un labyrinthe de pistes : cervidé, cochon, tortues, lézards, éléphant tigre, léopard, rhinocéros ». Ce fut alors qu'il vit les énormes empreintes d'apparence humaine de ce Yéti . Stephens a dit que la créature étrange qui les avait faites était descendue de la jungle et avait pénétré l'eau où les traces disparaissent. Stephens fit paraître un ouvrage où il relate son épopée : ‘ Asian Adventure ’.
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