s'abonnerEn novembre, elle est aperçue à plusieurs endroits et tue encore. Des chasses permanentes sont organisées hebdomadairement dans chaque paroisse. La Bête disparaît alors pendant 3 semaines. En décembre, le prix de la prime augmente, 2000 livres sont offerts par le Languedoc et 1400 par le diocèse de Mende à qui tuera la Bête. La Bête continue de sillonner le Gévaudan. Le 18 décembre, elle attaque une jeune fille près des Caires, elle réussit à la blesser avec sa hache. La Bête parcourt parfois plus de 40 kilomètres en une journée et a parfois un comportement très étonnant. Le 2 janvier 1765, elle égorge un garçon de 14 ans au Mazel-de-Grèces. Le corps est retrouvé près du troupeau. Le soir même, la Bête apparaît lors de la veillée funèbre à la fenêtre de la maison des parents. Le 6 janvier, un autre fait étrange se produit. Deux femmes aperçoivent un ermite, un homme mal vêtu, velu et aux longs cheveux noirs et crasseux. Il marche à côté d’elle plus disparaît aussi soudainement qu’il est apparu. Coïncidence ou pur hasard, quelques heures plus tard, la Bête égorge et mutile une femme dans le village puis une jeune fille près de Morsange, peu de temps après… Lors des attaques, nombreuses sont les victimes qui ont tenté de se défendre. Souvent armées de lames tranchantes, elles ont souvent tenté de blesser la Bête mais son épaisse fourrure faisait barrage… Autre phénomène étrange, lors de l’attaque d’une jeune femme de 25 ans près de Chabanol. Le cadavre sans tête ni poitrine de la malheureuse est retrouvé à moitié enterré dans un champ… C’est l’un des rares cas où un corps sera enterré. Le 28 janvier, un cavalier aperçoit la Bête et la rejoint sur un chemin. Elle n’est pas effrayée et ne cherche pas à l’attaquer. Mais arrivé à Lastic, la bête change brutalement de comportement et se jette sur une enfant. Plusieurs personnes frappent l’animal, elle attaque même le cavalier qui réussit, avec l’aide des villageois, à lui faire lâcher prise. Devant l’ampleur du phénomène, le Roi est informé des événements dans le Gévaudan et offre 6000 livres en plus des primes déjà offertes. De nouvelles chasses sont organisées. Le 7 février 1765 Duhamel regroupe 20 000 paysans et des milliers de chasseurs pour quadriller un rectangle de terrain de 60 par 40 kilomètres. La Bête ne se manifeste pas dans ce secteur. Le 10 février, une nouvelle battue est organisée avec 10 000 hommes pour couvrir 17 paroisses suivi d’une autre le lendemain avec 40 000 hommes. Devant les échecs successifs des chasseurs et des dragons, le roi décide d’envoyer un louvetier réputé : Martin Denneval d’Alençon. Pendant ce temps dans le Gévaudan, les attaques se poursuivent. La Bête parcourt de longues distances et tue de plus en plus souvent dans les villages. Elle défie les hommes et ne les craint pas. Le 13 mars, elle attaque quatre fois. Au mois d’avril, une louve est abattue. Elle est présentée comme la bête car on trouve dans son estomac des os humains et des lambeaux de vêtements. Mais la Bête continue à tuer. Et un phénomène intrigue : plusieurs cadavres sont retrouvés nus, leurs vêtements ayant soigneusement été retirés et pire deux des cadavres ont été rhabillés post mortem. Un animal peut-il agir de la sorte ?