s'abonner« Les coups des Poignards Volants portent au cœur du monde pour le révéler ; ils demeurent insaisissables car ils appartiennent à une autre dimension. Le cœur du monde continue de battre secrètement au sein du chaos marqué du sceau de l’impermanence »
La Chine de ce 9ème siècle est en proie à d’incessantes rebellions. Une nouvelle organisation fait des ravages : la « Maison des Poignards Volants ». Son chef doit être mis à mort, mais son identité demeure inconnue. Deux officiers, l’un d’âge mûr, l’autre jeune, sont mandatés pour cette mission. Leur seul indice : l’arrivée d’une prostituée dans la maison close de la ville. Extrêmement belle, elle est dotée d’étranges talents : malgré sa cécité, elle manie les techniques de défense à la perfection. Est-elle vraiment aveugle ? Menacée, elle doit s’enfuir. Les deux capitaines sont certains qu’elle les mènera aux rebelles. Une longue traque commence ; le doyen des officiers désigne le plus jeune pour protéger la belle en fuite, à une condition : qu’il ne succombe jamais à son charme. Le supérieur les suivra de loin afin qu’elle ne se doute de rien. Le jeune doit accomplir les ordres de l’Empire et délivrer ses rapports à son collègue en des lieux convenus à l’avance. La lumière éclaire les personnages de l’intérieur. Le réalisateur nous signale ainsi que l’histoire se démarque d’une simple fiction. Tout comme les enluminures persanes d’où l’ombre est bannie dès qu’est abordée la dimension spirituelle, les acteurs revêtent la stature d’archétypes.