s'abonnerDébut février, l’heure était donc à la spéculation sur les menaces réelles qui pouvaient peser sur l’environnement et les populations en cas de crash du satellite. Certains spécialistes qui suivent les opérations menées par les satellites espions estimaient alors que l’engin pouvait contenir du béryllium, un métal léger utilisé dans la construction aérospatiale assez toxique et pouvant déclencher d'importants troubles respiratoires. Mais l’inquiétude principale concernait les retombées de débris du satellite, qui pourraient contenir de l'hydrazine, une substance chimique hautement toxique, utilisée comme carburant pour la plupart des satellites. Chez l'homme, l'hydrazine est reconnue pour être un fort irritant de la peau, des yeux et de l'appareil respiratoire. Et bien entendu, l’engin pourrait également être un prototype complètement expérimental contenant des matériaux et des substances inconnues, même pour les observateurs spécialisés… Le 21 février, on apprenait que le satellite espion, désormais désigné sous l’appellation USA 193, avait été détruit en orbite par un tir de missile tactique, à 247 kilomètres d’altitude. Là aussi, on constate peu de transparence du côté du département de la Défense, puisque le moment du tir n’a jamais été officiellement annoncé.