s'abonnerDevant une technologie capable de révolutionner la façon de vivre des hommes, quelle est la meilleure stratégie pour se développer de manière mondiale sans attiser les craintes et les peurs profondes du grand public ? Il semblerait que les développeurs de la puce sous-cutanée aient choisi d’adopter une attitude prudente, vantant modestement les qualités de la micro-chip tout en la présentant comme un outil capable de sauver la vie d’un patient par exemple. Le choix du domaine médical comme créneau porteur des puces à fréquences-radio n’est d’ailleurs pas anodin ; une des compagnies qui diffuse les micro-puces, Applied Digital Solutions, a tout d’abord tenté de vendre sa ‘Verichip’ aux parents inquiets qui voudraient l’implanter sur leurs enfants (en cas de fugue ou de kidnapping), ainsi qu’aux administrations pénitentiaire pour surveiller leurs détenus (en cas d’évasion). Encore très discrète en Europe, la micro-puce est aujourd’hui vendue aux américains comme un nouvel outil pratique pour toutes les formalités administratives : directement implantée dans votre corps, la puce peut contenir vos informations ‘vitales’, remplaçant avantageusement carte d’identité, carte de crédit, carte de sécurité sociale, passeport, permis de conduire et livret médical. Une belle façon de simplifier nos vies et de sécuriser nos échanges n’est-il pas ? Sauf que rien ne garantit le citoyen contre l’éventuelle divulgation (ou piratage) de ces données personnelles, même si elles semblent en sécurité à l’intérieur de notre corps.