Nano technologie :
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Du marquage du bétail au traçage des employés


Au départ, un progrès médical
La micro-chip ; une puce sous-cutanée révolutionnaire dont nous vous parlions déjà il y a quelque mois (‘news scientifiques’ du Monde de l’Inconnu n°312), lors de son lancement sur le marché après acceptation de la FDA (Food ans Drug Administration). Cette micro-puce, injectée sous la peau par le biais d’une seringue, communique par fréquences-radio et peut être lue avec un scanner et le numéro d’identification spécifique. Développée il y a plusieurs années pour tracer le bétail, elle a été adaptée ces dernières années pour une utilisation sur l’homme. Au départ avec des motifs louables, comme souvent : la micro-chip utilisée dans le domaine médical peut aider les patients atteints de maladies chroniques à se faire soigner mieux et plus vite, les médecins disposant dans l’instant du dossier médical du malade (même si ce dernier arrive inconscient à l’hôpital) , disponible via cette puce sous-cutanée. Mais très vite, de nombreux défenseurs des libertés civiles se sont inquiétés des autres utilisations possibles, beaucoup moins éthiques, de la micro-chip par des organismes comme le Gouvernement, l’Armée, ou encore de puissants groupes industriels. Des craintes qui rapidement s’avérèrent fondées...

Du marquage du bétail au traçage des employés
Bien pratique pour retrouver des têtes de bétail égarées ou des animaux domestiques fugueurs, l’idée de pouvoir localiser géographiquement un être humain à tout moment grâce aux émissions radio de la puce implantée dans son corps est un peu plus dérangeante. Certaines entreprises disposaient déjà de voitures de fonction équipées d’un GPS, le parcours routier des employés étant ainsi parfaitement reconstitué. Aujourd’hui, les patrons peuvent s’attaquer directement aux salariés en les ‘puçant’ ! Impossible que cette pratique se répande ? Pas si sûr... Les responsables de professions dites sensibles pourraient être assez rapidement tentées d’équiper le personnel de micro-puces pouvant les localiser à chaque instant. Le pas est par exemple d’ores et déjà franchi en Australie, qui vient de rendre obligatoire les puces sous-cutanées pour les employés de toutes les banques du pays ! Les militaires doivent également être pucés, une mesure qui s’étendra probablement dans les armées de nombreux pays, sous le prétexte évident de davantage de sécurité pour les recrues. Après le personnel des banques, les militaires, les malades chroniques, on imagine aisément d’autres catégories de populations qui seront un jour soumises à une implantation obligatoire de la micro-puce : détenus et gardiens de prison, convoyeurs de fonds, policiers et professionnels de la sécurité... Une généralisation des puces sous-cutanées que les spécialistes en nanotechnologie qualifient « d’inexorable ».

Avec les progrès de la nanotechnologie, la nouvelle génération de puces électroniques ne dépasse pas la taille d’un grain de riz. Une miniaturisation qui offre des possibilités inédites à ceux qui veulent maintenir l’ordre et la stabilité sociale. Avec le développement des implants sous-cutanées, directement injectables dans une partie du corps humain, il est désormais possible de ‘tracer’ les employés, les soldats, et tout citoyen qui aurait décidé de tester cette nouvelle technologie. Le Monde de l’Inconnu se penche sur les dérives inéluctables que cette avancée scientifique va engendrer, et se pose la question fatidique : l’Humanité se dirige-t-elle sans le savoir vers une privation totale de ses droits et de ses libertés ? Big Brother a-t-il trouvé avec la micro-puce l’arme ultime pour contrôler le monde ?