s'abonnerLa perspective de modifier le climat et l’environnement à l’aide d’ondes spécifiques n’est pas une nouveauté, et plusieurs scientifiques militaires travaillent sur ce genre de projets depuis le début des années 60. Aux Etats-Unis, les travaux dans ce domaine sont connus sous l’appellation de « Environmental Warfare ».
La technologie actuelle, et notamment les avancées dans le domaine de l’électromagnétisme, offrent de nouvelles possibilités, que le projet HAARP s’efforce d’exploiter. En août 1996, une étude commandée par le chef d’Etat Major de l’US Air Force ne cache pas les ambitions américaines à ce sujet. Intitulé « US Air Force 2025 », le rapport envisage la manipulation du climat à des fins stratégiques et militaires comme des opérations « technologiquement possibles » mais surtout « routinières » dès 2020, avec un contrôle total du ciel pour 2030 !
Mais de nombreux citoyens et groupes écologistes s’inquiètent du bouleversement potentiel que ce système pourrait engendrer. Tout d’abord parce que, de l’aveu même des scientifiques concernés, on ne sait pas exactement quelles répercussions sont à attendre d’une telle stimulation de l’ionosphère.
D’autre part parce que l’armée US utilise rarement ses découvertes pour le bien de l’Humanité, recherchant avant tout de nouvelles capacités de défense... ou de destruction. Enfin, parce que devant les maigres informations fournies par les responsables du projet et l’absence d’étude d’impact préalable avant les premières expériences directes sur notre atmosphère, on peut craindre qu’une fois encore la planète bleue subisse les outrages de l’homme.